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 Reportage en Mongolie sur la vie d'une jeune femme destinée à devenir chamane
Je m'appelle Undralma, je suis bouriate, j'ai 23 ans et je suis née à Batshirelt, un village du Khentii. J'ai cinq frères. Mon père est mort l'an dernier. Il était responsable de l'environnement à  Batshirelt. Un de mes frères est peintre en artisanat à Ulaan-Baatar, les autres sont éleveurs à Batshirelt. J'ai fait dix ans d'études secondaires. J'aimais particulièrement le chant et la poésie et je participais régulièrement aux concours organisés par l'école. J'ai souvent été primée. J'étais une excellente élève.

En 2003, j'ai présenté le concours d'accès à deux universités d'Ulaan-Baatar. J'ai d'abord cherché sans succès une formation de chanteuse. J'ai été admise à l'université de formation d'enseignant en anglais et à l'université d'Etat de physique nucléaire. Je ne savais pas ce que signifiait "physique nucléaire" et personne ne pouvait me renseigner ou me conseiller. J'ai pensé que j'étais plus assurée de trouver du travail en suivant les cours de langue anglaise et j'avais envie d'apprendre une langue étrangère. J'ai donc choisi cette voie.

La première année, sur les frais de scolarité, je n'ai pu payer que cent quarante mille tugregs. Lorsque l'université m'a demandé le payer le solde, (à peu près autant), je n'ai pas pu. J'avais des scrupules à l'idée de demander à mes parents une somme aussi importante. Ils n'étaient pas riches. J'ai suspendu mes études en obtenant de la direction de l'université une année sabbatique. Je suis retourné à la campagne vivre avec mes parents.

Au village, je me suis renseigné pour savoir comment obtenir une aide de l'Etat. Il existe deux sortes d'aides, un prêt pour les étudiants dont les familles ne sont pas qualifiées de "pauvres" et une bourse pour les autres. J'ai fourni les justificatifs demandés. L'autorité administrative du village a certifié les documents en attestant la quantité de bétails de mes parents. Comme leurs revenus étaient très faibles, je pouvais prétendre à une bourse. Je suis ensuite allée à Ondorkhaan, la capitale de région pour certifier de nouveau ces documents puis je suis allé les apporter à mon université. Un mois après j'ai reçu une réponse affirmative et, en 2004, j'ai pu réintégrer l'université. Mes parents étaient très contents.

L'Etat paye l'université à hauteur de deux cent quatre vingt mille tugregs. Les soixantes dix mille restants sont à ma charge. La première année, les frais étaient de trois cent dix mille tugregs. Ils sont maintenant de trois cent cinquante mille tugregs par an. Ma mère m'aide à payer le reste. Cela reste une somme importante, d'autant plus que les frais d'université augmentent chaque année.

La vie d'étudiante n'est pas facile. Avoir faim, est habituel. Il y a des moments où je n'ai pas d'argent. Ma mère m'envoie tout ce qu'elle peut me donner. C'est au printemps qu'elle me donne le moins car la vie est dure pour elle aussi. L'an dernier, à la fin de l'été, elle m'a donné deux cent mille tugrugs. C'est une somme importante mais l'argent file bien vite. Elle m'envoie également de la nourriture.

Cette année, je vis chez un de mes oncles, dans une  petite yourte (quatre segments : environ 23 m2) au nord d'Ulaan-Baatar. Ce n'est vraiment pas pratique pour moi car je n'ai pas de place pour étudier et que je dois me coucher lorsque la famille décide de dormir. Mon oncle est marié. Il a trois enfants mais un seul vit avec eux. L'un des deux autres enfants vit chez sa grand-mère maternelle à Darkhan, l'autre avec la famille de son père dans le Khentii. Je ne sais pas où je vais vivre l'an prochain car mon oncle va repartir vivre à la campagne. Sa femme et lui ne trouvent pas de travail à Ulaan-Baatar.

Je travaille un peu en dehors de l'université, Mon frère peint sur des peaux pour les ateliers de souvenirs. Moi, je peins des figurines. Il me faut deux ou trois heures pour chacune car c'est un travail méticuleux. Je gagne mille cinq cents à deux mille tugregs par pièce. C'est très mal payé. Je fais ce travail au détriment de mes études et j'y consacre beaucoup de temps. Je vais être obligée d'arrêter.

Je suis en troisième année. Dans notre classe, nous sommes 24. Je ne suis pas une très bonne étudiante. Le cours de conversation en anglais est assez difficile pour moi. Comme mon université est publique, nous avons pourtant de bons professeurs et, cette année, nous avons un professeur d'anglais étranger. Ce n'est pas facile car il ne parle que l'anglais et nous avons parfois du mal à le comprendre. L'an prochain,  j'ai deux stages à suivre. L'un d'enseignant stagiaire pendant quatre mois et l'autre de traductrice pendant deux mois.

L'été, pendant les vacances, je retourne au village vivre avec ma mère. Il y a deux ans, nous avons eu un hiver difficile. Mes parents, comme beaucoup d'autres habitants de la région, ont perdu une vingtaine de chèvres et de moutons à cause du froid et des loups. Il a également fallu vendre quelques bêtes pour avoir de l'argent. Maintenant, ma mère n'a plus que des vaches, des yaks et des chevaux. Ma mère aimerait bien augmenter le cheptel mais elle va donner la priorité aux gros animaux car ils se défendent mieux. L'an dernier, nous avons fait une excellente moisson de foin. Je suis habituée au travail du bétail depuis mon enfance. J'ai appris à traire les vaches à onze ans.
  Notre région est très belle. C'est la région natale de Chinggis Khan. Notre village se situe dans une zone boisée près de la frontière russe. Nous habitons dans un chalet de bois au bord de la rivière Onon. Ce type de chalet est l'habitat typique des bouriates vivant dans notre région. Il n'a qu'une seule pièce chauffée par un foyer en brique réfractaire. Les gens font tous leur pain chez eux.

Dans toute la région, il y a des cerfs, des sangliers, et des ours. A cette époque (fin mai), les gens ramassent les bois perdus des cerfs. Ils passent quelques fois la frontière pour en trouver. Mes frères y vont aussi. Il y a des acheteurs au village qui revendent les bois en Chine. Les principales ressources du village sont la chasse, l'élevage et la cueillettes des fruits des bois ou des pommes de pins. Mon père a travaillé pendant six ans comme garde de l'environnement. Auparavant il était simple éleveur.

Les habitant du village passent en Russie pour braconner. Il arrive qu'il se fasse tirer dessus voire arrêter par les Russes. Cela c'est produit l'an dernier. Un homme a été tué et un autre arrêté. Mais, comme la région est très boisée, la chasse est beaucoup pratiquée. Le braconnage également. Les gens gagnent un peu d'argent en revendant la viande, la peau ou les trophées.

La montagne sacrée de Chinggis Khan (Burkhan Khalduun) est située sur le territoire de notre village. Les bouriates sont principalement répartis dans le nord de la région Khentii. Chaque année les habitants rendent hommage au Maître de la montagne sacrée. Cette année le président de la Mongolie a participé à la cérémonie. Il est originaire de la région. Il y a environ vingt mille bouriates en Mongolie. Au printemps, la fête des Bouriates (Altargana) est organisée à Ulaan-Ude puis chaque ville bouriate organise sa propre fête. Quand j'étais petite je chantais à cette occasion. Ma tante, soeur de ma mère, est également chanteuse. Elle participe aussi aux fêtes. Des bouriates de Russie et de Chine viennent aussi à ces manifestations.
 
Cette année, je préfererais trouver un emploi pendant l'été que retourner à la campagne. Je ne sais pas encore ce que je vais faire quand j'aurais terminé mes études. J'ai envie de travailler à Ulaan-Baatar mais, par moment, je regrette la campagne. Je n'ai pas encore fait mon choix.
 
Je suis en troisième année. Je connais un peu l'anglais mais je ne suis pas très bonne. Je connais aussi un peu de russe. J'ai une préférence pour l'expression artistique. J'aime aussi le basket. J'ai participé à des compétitions et je faisais partie de la ligue de basket du village. A l'école, j'étais déléguée aux principaux concours artistiques et c'est également le cas à l'université. Je ne suis pas vraiment croyante. Je vais indiféremment voir les moines bouddhistes et les chamanes. Mes parents faisaient de même.

Mon frère vient de m'offrir un téléphone portable. Maintenant ma mère peut m'appeler de temps en temps. Je pourrais vivre chez mon frère mais sa vie n'est pas stable, sa femme n'est pas aimable et je ne me sens pas à l'aise chez eux.

Je m'intéresse un peu à la politique. J'ai voté l'an dernier aux présidentielles. J'étais allé me faire enregistrer au bureau de vote pour pouvoir voter à Ulaan-Baatar plutôt qu'à la campagne. Beaucoup d'étudiants n'ont pas fait cette démarche et n'ont pas pu voter. J'ai voté pour Jargalsaikhan. Il me semble honnête et parle franchement. On dit que les bouriates sont francs et honnêtes. Des fois les gens disent que les bouriates sont des sauvages mais moi qui suis de cette ethnie, je ne vois aucune différence entre les bouriates et les mongols. L'accent Bouriate est un peu différent de l'accent mongol. Quelques mots de vocabulaire sont différents mais la plupart des bouriates actuels sont mongolisés. Seuls les vieux ont un réel accent bouriate.

Je pense que la plupart des jeunes ont voté pour le parti démocrate. Moi j'ai voté pour les républicains. Les jeunes s'intéressent à la politique. Je pense qu'il y a beaucoup de corruption et d'injustice actuellement et que le premier devoir d'un homme politique, c'est justement  d'être honnête.

Les étudiants manifestent beaucoup. Par exemple quand le prix des cartes d'étudiants augmente. Ou alors le prix des cartes de bus. Elles valent quatre mille huit cents tugregs et ils veulent passer à cinq mille. Nous avons obtenu gain de cause. Quand je suis entré à l'université. La carte de bus coutait quatre mille tugregs. Chaque mois j'achète ma carte de bus et je paye environ cinq cents tugregs pour le repas de midi. J'arrive à m'en sortir avec l'argent que m'envoie ma mère.

J'avais un copain mais nous nous sommes séparés. Ma famille me conseille de me marier avec un non bouriate pour éviter la consanguinité. Dans notre génération, le mariage a peu d'importance.

Je souhaite que la Mongolie puisse conserver ses traditions et conserve la richesse de son patrimoine comme de ses ressources naturelles en évitant de concéder des exploitations aux sociétés étrangères. Mon rêve serait simplement d'avoir ma place dans la société. Quand j'étais petite, mon rêve était de devenir chanteuse.

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