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Je m'appelle Shagdarsuren, j'ai quarante-sept ans, je suis Lovon dans la hiérarchie des moines bouddhistes et je suis le responsable du monastère de Tuvkhun situé dans la montagne au sud d'Harkhorin. Je suis né dans l'Arkhangai, à Bat-Olzy.

Lama Shagdarsuren

Je n'ai pas étudié au monastère mais auprès de mes proches. La famille de ma mère comptait dans ses ancêtres plusieurs lamas dont un particulièrement réputé. Chaque membre de la famille connaissait parfaitement les principes du bouddhisme et, plus ou moins, d'autres enseignements comme l'écriture tibétaine et l'écriture Mongole ancienne.

Plusieurs moines de la famille ont été tués par les révolutionnaires Mongols bien avant ma naissance, à l'époque de la répression contre les religieux. La famille de ma mère était considérée comme déviante. A ce titre, il lui avait été interdit d'envoyer les enfants à l'école et d'y recevoir une éducation. Ma mère, comme ses frères et soeurs, a reçu une instruction familiale. Mes aïeux étaient assez cultivés. L'éducation dispensée aux enfants était finalement meilleure que celle donnée à l'école.

La famille de mon père n'était pas aussi érudite. Nous étions huit frères et soeurs. Je suis l'aîné. Ma mère est morte en 1990, mon père a 72 ans, il vit à Harkhorin avec un de mes frères.

Ma tante Choïjidmaa avait de remarquables connaissances. Jusqu'à sa mort, je suis resté très proche d'elle. Elle connaissait un grand nombre de mantras qu'elle récitait par coeur. Certains sont si longs qu'ils constituent un livre épais comme le pouce. C'est elle qui m'a enseigné le bouddhisme.

Lama ShagdarsurenJ'ai d'abord suivi des études secon-daires à Bat Olzy jusqu'en huitième classe (3ème). J'ai terminé mes études en 1976. Alors que j'étais en deuxième classe (CE2), ma tante m'a dit que je n'avais pas assez de spiritualité. Elle m'a incité à réciter des mantras qu'elle m'a appris. J'aimais cela. J'allais la voir régulièrement. Elle a pris le temps de me transmettre son savoir. Je me souviens que vers l'âge de dix ans j'apprenais très vite.

J'ai  également suivi l'enseignement d'un vieux moine, âgé de quatre-vingt-seize ans, qui habitait à Bat Olzy. J'ai étudié de manière quasi-permanente jusqu'en 1977 puis je suis parti au service militaire. J'ai fait trois ans d'armée, jusqu'en 1980. J'étais affecté à une unité de circulation routière, près de l'aéroport d'Ulaan-Baatar. J'ai appris à conduire. J'ai continué d'étudier un peu, mais avec beaucoup de prudence car la religion était toujours interdite et j'aurais pu aller en prison si mes supérieurs m'avaient surpris.

Une fois le service terminé je suis retourné chez ma tante Choïjidmaa. J'étudiais tous les jours. Comme c'est elle qui m'a enseigné le bouddhisme et que je lui en suis reconnaissant, je suis resté très proche d'elle. J'ai vécu plusieurs chez elle jusqu'à sa mort, en 1986.

De 1986 à 1990, j'ai travaillé pour l'Etat, comme chauffeur, à la minoterie d'Harkhorin. C'est là que j'ai connu ma femme. Nous avons eu deux enfants. J'ai continué d'étudier dès que j'avais le temps de le faire.

En 1990, à la fin du socialisme, le monastère Erdenee Zuu à réouvert au public. J'y ai travaillé pendant trois ans jusqu'en juin 93. J'ai pris ensuite la direction du monastère de Tuvkhun.

En raison de mes responsabilités, je ne vis pas avec ma famille. Nous avons une maison près du monastère Shankh, à Harkhorin où ma femme travaille et où mon fils est moine. Ma fille est écolière. Nous avons quelques têtes de bétail.

 

 

Je consacre les sommes recueillies lors des visites à l'entretien et l'amélioration du monastère de Tuvkhun. Il semble joli et agréable à l'extérieur mais il est mal équipé et presque pas meublé. Si le neuvième Bogd Gegen vient en Mongolie comme il a prévu de le faire, il devra probablement s'installer au monastère. C'est une tradition car le monastère à été construit par le premier Bogd Gegen.

Je n'ai pas beaucoup voyagé en Mongolie. Pendant mon service, j'ai eu l'occasion de conduire dans le Dundegovi et l'Omnegovi et, l'an dernier, dans le cadre d'un projet de l'Unesco, je suis allé au monastère Baldanbaraivan dans la région du Khentii et également dans la région de Sukhbaatar. Je suis également allé en Inde via la Chine.

Je parle un peu l'anglais mais je ne le pratique pas assez. Je lis le tibétain et je le parle un peu. Il y a quelques temps, deux brésiliens sont venus en retraite au monastère de Tuvkhun. J'ai pu pratiquer un peu l'anglais avec eux.

Le monastère de Tuvkhun

A l'époque socialiste, le monastère Ganddam était le seul établissement religieux ouvert au public. Cela c'est fait dans les dernières années, sous la pression populaire. Les règlements des monastères étaient imposés par l'Etat. Les prières étaient tolérées, mais chacun était surveillé. Les services de l'Etat prenaient régulièrement des informations sur les personnes qui leur semblaient trop religieuses. Aussi, quand ils s'enregistraient pour demander des prières, les gens donnaient aux moines de faux noms et de fausses adresses. Les prières publiques étaient récitées le lundi matin. Les responsables politiques disaient que les Mongols n'arrivaient pas à perdre leurs habitudes féodales.

Je remarque que les jeunes gens qui choisissent la religion aujourd'hui étudient le bouddhisme avec beaucoup de sérieux et de conviction. Il y a probablement autant de vocations qu'avant la répression ce qui est remarquable car les coutumes et traditions religieuses ont été interdites pendant environ cinquante ans. La plupart des jeunes gens que je connais dans la société civile sont également croyants.

Il y a quelques années, quand l'avènement de la démocratie a apporté la liberté de culte, la plupart des gens ne savaient plus très bien ce que c'était le bouddhisme. Les choses ont bien évolué maintenant. Quand je suis rentré d'Inde, j'ai rencontré un Mongol chrétien. Il m'a expliqué qu'il était avait choisi cette religion car des chrétiens l'avaient aidé lui et sa famille, mais il a ajouté qu'au fond du coeur, il se sentait bouddhiste.
 

Erdene ZuuIl y a maintenant moins de problèmes qu'à l'époque socialiste. On dit qu'il y a plus de pauvreté. C'est vrai et faux. La vie est devenue très difficile à Ulaan-Baatar. Il y a beaucoup de pauvreté, d'alcoolisme et de chômage mais il faut savoir que ces problèmes ont toujours existé. L'Etat socialiste le cachait et c'était d'autant plus facile que les gens pauvres vivaient à la campagne. De nos jours, les éleveurs-nomades vivent bien mieux. Par contre, la pauvreté touche fortement la population des villes.

La transition du socialisme à la démocratie devait arriver. Grâce à la démocratie la Mongolie peut maintenant se développer. Elle nous a apporté la liberté de créer, de penser, d'exercer de multiples activités nouvelles. Je trouve que les politiciens Mongols sont relativement inefficaces pour diriger le pays mais je suis optimiste. Je pense que dans le futur, la religion et le pays vont bien se développer.

Mon rêve serait de disposer d'un lieu tranquille, isolé où je puisse méditer. Je voudrais faire une recherche personnelle sur moi-même. Le bouddhisme est toute ma vie. C'est une passion.

 


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